Dématérialisation : la plate-forme de l'Etat ne sera pas mise à disposition gratuitement aux collectivités locales
A l’occasion des assises du Net et des TIC pour les collectivités, le 12 mai dernier, Renaud Dutreil, le ministre de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, a annoncé que ces dernières n’auront pas à se soucier de choisir un prestataire pour répondre à l’obligation de dématérialisation des marchés publics et qu’elles auront la possibilité d’utiliser la plate-forme de l’Etat, opérationnelle dès l’automne prochain, qui sera mise à leur disposition au 1er janvier 2005. L’annonce a fait grand bruit à Nice et s’est répandue comme une traînée de poudre dans le monde des collectivités locales.
En effet, la déclaration de Renaud Dutreil laisse penser qu’implicitement les collectivités locales n’ont plus qu’à attendre la mise en place de cette plate-forme pour en disposer librement. La réalité est tout à fait différente. Caroline Ponshollande, conseillère technique de Renaud Dutreil, explique : « celles qui ne seraient pas prêtes au 1er janvier 2005 auront la possibilité d’utiliser la même plate-forme de dématérialisation que celle de l’administration centrale et déconcentrée en achetant cette prestation. Nous avons conscience que de nombreuses communes sont désarmées face à l’échéance du 1er janvier 2005. Renaud Dutreil a donc souhaité les rassurer en leur annonçant qu’il existera une solution technique, celle choisie par et pour l’Etat, à leur portée et qu’elles pourront acheter ». Plus précisément, cette solution technique pourra être acquise auprès de l’UGAP. L’établissement public s’est en effet groupé à l’ADAE (agence pour le développement de l’administration électronique), qui coordonne le dialogue compétitif, et revendra les prestations offertes par le portail aux clients intéressés.
© achatpublic.com, le 14/05/2004
