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La commande publique est décidément mise à
toutes les sauces. La commission européenne entend la mettre
à contribution pour lutter contre le réchauffement
climatique de la planète. Bruxelles propose, en effet, d'imposer
que les coûts d'exploitation, liés à la consommation
d'énergie et aux émissions de CO2 et de polluants
pendant toute la durée de vie d'un véhicule, figurent
parmi les critères d'attribution des marchés visant
leur acquisition (lire
l'article). Histoire d'ajouter un peu plus de sel dans la vie
des acheteurs, ladite commission, qui n'est jamais très loin
de ses fourneaux, souhaite aussi utiliser la commande publique comme
enzyme pour catalyser six secteurs économiques innovants
susceptibles de générer croissance et emploi. A cette
fin, elle a édité en 2007 son livre de recette : un
guide baptisé « pro inno Europe » dans lequel
elle indique quels sont les bons ingrédients pour faire du
pouvoir adjudicateur « un consommateur intelligent »
(lire
l'article).
Petite douceur pour l'Etat : son groupement d'achat pour la téléphonie
mobile lui a rapporté de substantielles économies.
Neuf ministères, auxquels il faut ajouter la direction des
journaux officiels et les services du premier ministre, font partie
du bouquet garni qui a été remporté par Orange
(lire
l'article). Du pain béni pour l'Etat touché de
plein fouet par la « disette financière », selon
les propres termes de Hervé Novelli, le secrétaire
d'Etat chargé des entreprises et du commerce extérieur.
En touche finale, j'ajouterai dans ce faitout une ordonnance, rendue
récemment par le TA de Nice, qui sanctionne une collectivité
locale pour avoir fait du prix un critère prépondérant
dans le cadre d'un marché de mobilier urbain (lire
l'article). La sapidité d'un tel contrat ne peut reposer
majoritairement sur ce seul composant. Le juge en a décidé
ainsi. Pour réconforter la collectivité en cause,
feu Truman Capote aurait pu lui rappeler que « l'échec
est l'épice qui donne sa saveur au succès ».
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